Le Tai Chi de l’Art du Chi

Dans notre école, la pratique du Tai Chi (Tai Ji Quan) est intimement liée à la perception, à la mobilisation et à la mise en circulation du Chi dans le mouvement.


Le travail au sol en assise et la relaxation sont des préalables indispensables à cette recherche. Il est tout aussi illusoire de pratiquer le Tai Chi sans le support du Chi que de pratiquer les techniques de Chi sans les réaliser, les incarner dans le mouvement. 
Notre Tai Chi se pratique avec une respiration rythmée, à l’écoute des mains et avec l’engagement de plus en plus évident du Tantien ou Dantian.

Capture d’écran 2015-08-13 à 20.03.36Vlady Stévanovitch, initié par Maître Kuo Chi, a transmis 3 formes de Tai Ji Quan de style Yang :

– Les 24 postures, forme courte d’une durée d’environ ¼ d’heure, issue de la forme des 108 postures de style Yang. Nous y mettons en pratique la prise en main du Tantien, la respiration, l’écoute du Chi, de l’espace, du groupe. et le plus difficile… ne rien faire… juste suivre !

– Les 108 postures, d’une durée d’environ ¾ d’heure, comportent 3 sections (l’homme, la terre, le ciel). Cette forme de Tai Chi est ici plus complète et plus coulée. Les pratiquants qui l’ abordent sont en général en troisième année de cours hebdomadaires. Ils peuvent alors intégrer les trois temps de la respiration et les quatre temps des mouvements. A un stade plus avancé, nous intégrons « la petite circulation » dans la forme. Petit à petit, les mouvements maladroits et forcés des débuts font place à plus de fluidité et à la joie de se sentir libre.

– Les 127 postures, appelées aussi forme secrète, d’une durée proche de 2 heures, comportent elles aussi 3 sections. Elle a été révélée au public par Maître Wang Yen-Nien. Nous abordons les 127 postures après plusieurs années de pratique, le style est différent et la logique des mouvements est plus martiale. Pourtant sa pratique procure une sensation particulière de liberté et d’apesanteur. Voir un extrait de la forme des 127 postures.

« Lorsque le corps se trouve dans une posture juste, une harmonie s’établit entre l’individu et son environnement. Il est en résonance avec tout ce qui l’entoure. Sans le vouloir, sans le savoir, il se trouve en communion avec tout ce qui existe… » 

« Ne craignons pas d’aborder la pratique du Tai Ji Quan sans connaître l’ancienne civilisation chinoise. Ce n’est pas vrai que sans la connaissance de la règle des cinq éléments et de je ne sais quel Ying et Yang, on ne peut vraiment comprendre le Tai Ji Quan. Il n’y a rien à comprendre dans le Tai Ji Quan. C’est ça qu’il faut comprendre. L’essentiel est ailleurs. Le Tai Ji Quan est l’art du mouvement transcendant. Tout ce qu’on peut en dire n’est que du bla-bla-bla.»

Vlady Stévanovitch

 LE TAI JI QUAN
DANS L’OPTIQUE DE LA VOIE INTÉRIEURE par Vlady Stévanovitch

Dans la vaste panoplie des arts martiaux chinois, le Tai Ji Quan figure parmi les arts de combat de la Voie interne, Nei Chia.

Un livre de l'école "La voie du Tai Ji Quan"

Un livre de l’école « La voie du Tai Ji Quan »

Il est difficile de définir les arts martiaux d’Extrême-Orient en termes intelligibles pour un Occidental. Il faut pour cela simplifier à l’extrême et ne point tenir compte de ce qu’est en fait une Voie en Orient, de ce qu’est l’engagement inconditionnel de toute une vie dans une recherche de l’inexprimable, par la pratique de disciplines aussi inattendues que la calligraphie, le sabre, le dessin ou le combat à mains nues. Il faut ignorer ce qu’est la transmission de Maître à élève, ce qu’est l’enseignement par l’exemple en l’absence totale de toute instruction écrite. La confiance absolue, le dévouement, l’oubli de soi…

On pourrait dire alors en réduisant tout à des dimensions bien loin de l’essentiel, que la Voie externe, Wai Chia, est celle de la recherche de l’efficacité à tout prix par l’étude et le perfectionnement des techniques de combat élaborées, durant des siècles par les Maîtres du passé. Le but immédiat étant la maîtrise de l’adversaire.

Dans ce contexte-là, la Voie interne est celle de l’intégration dans l’ordre de la nature, c’est le Wou Wei, le non-agir. C’est la Voie de la confiance à la réaction spontanée longuement préparée par un travail de libération intérieure, du vide mental, du vide de toute tension et de toute intention. C’est la Voie du non-affrontement. Le but étant la maîtrise de soi.

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